Up Kraft. Kraft.
- Isaac.dans un grand sac.
- 14 Mars 2010 à 14h10
- Les corps alors, les corps d'accord. les corps encore, écœure l'heure d'or. Elle traverse la ligne blanche, à l'aéroport, dans sa chaussure, dans sa chaussure. ses cheveux se répandent tels, de longs fils étincelants, s'enroulent, roulent roulent. La corde est tendue, les souffles coupés, les poumons figés, les yeux exorbités. Devant son corps qui s'avance, les hommes poussent des cris de singes, et se tapent sur le torse. Déchainée, la foule, déchainée. Des banderoles scandent son nom, des usines de limousines, de la purée mousseline, tout, tout, toutou, pourvu, pourvu, qu'elle (...)
- / East Hastings /
- 24 Septembre 2009 à 21h17
- Nous seront aimés. Repend toi. Je suis miséricordieux.
Les vieux hommes bénissent les cieux, ils sont rentrés au port, indemnes.
Bientôt il n y aura plus de papier. Ce sont mes derniers mots. Tout est submergé de part et d'autre. Il ne restera alors plus qu'une île. Une île.
Nous nous entretuerons parce que. La faim nous gagnera, parce que. Nous sommes incapables de nous nourrir de notre propre essence. Maman. Maman.
God, god, respire, souffle à mes oreilles, c'est fini, chut, c'est fini, calme toi, nous partirons demain. La fin d'un règne, d'une ère de constructivisme, parce (...)
- Achtung.
- 10 Septembre 2009 à 19h03
- Je vole au dessus de moi même.
Les lignes blanches sont glissantes, en pointillés, par temps humide.
Les poils de mes bras se hérissent.
La climatisation des bus est bien trop violente pour de petits êtres tels que nous. (...)
- J'ai mes brassards.
- 10 Septembre 2009 à 19h01
- Je bois de l'eau.
Et ce n'est plus à l'aide d'une tasse. (...)
- Den.
- 28 Mars 2009 à 13h32
- Serviette sur la tête.
Bout de peau, cœur en l'air.
Remplir les cases.
Cases study.
Toute seule avec toi, toute seule avec moi, toutes seules ensemble.
Attendons les immeubles, les rats et les ponts, les marchés aux puces le dimanche et les attentions.
Qui peut prédire.
A la frontière de l'envie, à la frontière de l'ennui,
il ne reste alors,
plus que les non-dits. (...)
- Acétaminophène.
- 3 Décembre 2008 à 1h43
- Liberté.Il à dit le mot liberté. Il a pointé du doigt le ciel.Il à dit qu'il ferait tout sauter.Qu'il assassinerait tout le monde un à un,avec une clé à molette.Il à dit qu'on n'était là pour combler les vides. Il à dit que rien ne dure.Le bonheur, le malheur, la pluie et le soleil.Tout s'éteint continuellement, et nous avec. Il à dit qu'il pétait les plombs et qu'il n'avait pas changé. Que c'était comme ça depuis toujours dès qu'on l'enferme dans un quotidien. Dans des preuves d'amour, dans des mots doux, dans des lamentations. Dès qu'on lui fait des réflexions. Je suis comme ça. Je suis (...)
- Pro-vi.Go.
- 29 Novembre 2008 à 18h11
- Avant je regardais les chaussures des gens.
Maintenant je regarde leurs traces de pas dans la neige. (...)
- Pommedereinette.
- 22 Septembre 2008 à 6h25
- Je suis amoureuse d'une grande dinde.
Une dinde que l'on farci pour Thanksgiving, une dinde rotie au four avec des pommes de terre, qu'on regarde fumer par la fenêtre des familles heureuses.
Une dinde que certains m'envie mais qu'ils n'auront jamais, même pas en rêve parce qu'elle est fidèle.
Ma dinde c'est une reine, je deviendrai végétalienne, juste pour elle. Si elle me regarde avec ses yeux de dinde et me dis "glotglot" avec sa petite crête chevelue, je meurs littéralement.
Elle pourrait me faire faire toutes les super bêtises à pas faire au monde, parce qu'ya qu'elle que j'écoute, (...)
- Déluminateur
- 22 Septembre 2008 à 5h31
- J'ai volé un vélo.
Il m'attendais là au bas bas bas des escaliers, il était beau et étincellant. Ses pneus rebondissaient et me disaient "prends moi prends moi".
Alors on l'a pris.
Il est super, je vais l'apeller Gargantua.
Comme les gargouillis dans mon ventre quand j'ai faim et que je tua avec du beurre de cacahuete.
Et puis parce que la selle est beaucoup trop haute pour moi.
Je vais pouvoir aller faire mes courses en vélo, je suis bien contente et je pense que lui aussi. Il ne m'a pas remerciée de vive voix de l'avoir pris sous mon aile, mais je sais que tout vient à point à qui (...)
- Fatfatgirl.
- 22 Septembre 2008 à 5h13
- Aujourd'hui j'attendais à l'arrêt de bus.
Une énorme bonne-femme qui mangeait un énorme sandwich à fait tomber son énorme bouteille de coca, qui a joyeusement roulée sous le banc.
Elle se lève, regarde tristement la scène, se dit sans doute que pour acceder à ce petit recoin caillouteux il va falloir faire un éffort considérable.
Elle se baisse et s'essoufle déja au quart du chemin.
Ma vivacité d'esprit m'amène alors à lui venir en aide.
Je ramasse sa bouteille, elle me remercie quelques feuilles de salade collées entre les dents, je dis derien puis me rasseoit.
Ici les gens sont gros (...)
- La liste des courses.
- 17 Juin 2008 à 16h27
- Au dos de la liste des courses il y'a.
De l'amour.
A quel prix?
Souvent je m'asseois dans l'herbe et ça remonte, puissant, fort, dans mon ventre, je pense aux draps.
Les draps blancs, ou bleus, à leur vie, enfants des petites chinoises couturières. A leur mort, aux trous rongés par les mythes. Leur dernier lieu de résidence étant la poubelle. A tout ce qu'ils n'ont pas pu dire, anéantis sous notre propre poids.
Notre poids à toi, et à moi.
Je commet des erreurs.
Alors souvent j'y allonge des lignes, et mes notes se voilent jusqu'a la naissance de l'image.
L'élaboration, d'un plan, (...)
- Tu sais.
- 10 Mai 2008 à 18h52
- Je.me.sens.bien.chez.toi. (...)
- Super 8.
- 26 Avril 2008 à 14h36
- "Parfois.quand.tu.me.touches.c.est.comme.un.vieux.film.en.super.8
A.la.plage.
Les.enfants.courent.
Les.brushing.sont.surpuissants.
Et.le.short.de.papa.est.court.et.fluo.
Mais.les.couleurs.sont.effacées.
Les.images.saccadées.
Polaroïd.
Mais.on.se.rappelle.de.tout.
Le.parfum.de.la.glace.
La.saveur.du.sable.qui.croque.sous.les.dents.
Le.goût.de.l.eau.salé.
L.odeur.de.la.peau.au.soleil.
Est.ce.que.tu.te.souviens.?
Tout.remonte.parfois.
Avec.toi.
Comme.si.t.avais.toujours.été.là
Comme.si.rien.n.avait.été.sans.toi
Comme.si.t.avais.été.là.à.St.Malo.quand.j.attrapais.les.crevettes.avec.mon.épuisette.
(...)
- Laisse.Passer.La.dame
- 14 Avril 2008 à 14h28
- Laisse passer la dame.
Kitchenette, 1998, couleurs usées – ternies, des carreaux dont le mastic s’en va, sur les murs.
Un chat passe.
Qui eu cru.
Deux enfants. Mangent de la pâte crue.
Au même moment.
A des années lumières.
Tout ce qu’on a pu taire.
Qui eu cru.
Que j’éteindrai l’interrupteur 28 fois. Pas une de plus ou de moins. Pendant que tu sautais les marches. Quatre à quatre. Pas une de moins.
Hier, le sol craque sous tes pas.
J’écoute la pluie, caresser tes cheveux, la peinture coule. Sur nos corps. Sur la cour.
On nettoiera (...)
- Orge.
- 30 Mars 2008 à 22h25
- Hors-jeu.
Les cumulonimbus.Font comme des trous.Dans l'atmosphère.Par vagues,déferlantes.Par couches.Et s'en vont.Et ne reviennent jamais.
Je tiendrais.Un nuage.En laisse.Dans mes mains.Elle abolirait l'esclavage.Comme si.On avait plus rien à perdre.Comme si.C'était une nouvelle comptine.Pour les enfants.Pour avoir un cou plus long.Comme.Les Africaines.Môma.
Rajoutte moi,des anneaux.Dans mon cou.Dans mon coeur.Pour être plus prêt des Etoiles.
Môma.Pour sortir toujours la tête de l'eau.Sans avoir de brassards.C'est une nouvelle naissance.Et l'herbe est (...)
- Porte donnant sur la voie
- 4 Mars 2008 à 21h23
- A quai.
Depuis le premier juillet 2004,chaque bagage déposé dans le train doit comporter de manière visible le nom et le prénom du voyageur.
Je n'ai ni bagage,ni titre de transport.J'ere de gare en gare,depuis des heures,épousant ma prochaine destination comme port d'attache éphemère.Tout à commencé quand.
J'ai décidé de ne plus payer la sncf,et qu'elle me l'a bien rendu.Montpellier,jour,aurevoir,je t'aime,moi aussi,dernière cigarette;Puis se moquer des couples qui s'enlassent au claquement définitif des portes.
Evidemment je ne suis pas dans le bon train,mais je ne le sais pas (...)
- Les chaussures à talons.
- 25 Février 2008 à 0h42
- Pour jouer les grandes.
Résumons donc,les soirées "lesbienne sous ecstasy" c'est definitivement pas pour moi.
Le trop peu d' enceintes vomissent de la musique mediocre,et les gens remuent leur body d'avant en arriere,l'air niais se dessinant sur leur visage, au fur et à mesure que la drogue fait emulsion dans ce qui leur sert de cerveau.
Ahah.Et puis,au petit matin alors qu'à quelques dizaines de kilomètres,de petits oiseaux murmurent aux chaumières qu'il est l'heure de se lever,les putes à frange prennent le relais des caissons et se mettent à leur tour,à vomir,en rythme s'il vous plait,et (...)
- The twist.
- 29 Janvier 2008 à 23h39
- Pistolet à la hanche enflé du bord d'une bouteille à petites gorgées yeah je suce le flic,
Lâche prise sur la gravité qui tombe du ciel aveuglant les murs qui s'effondrent,
La rivière coule loin de mes souvenirs,
Les choses des enfants, l'amour d'une jeune mère,
la languissante chanson de chair à chair.
Je ne supportes plus ses appels incessants,je hurle,j'ai envie de me frapper la tête contre les murs.J'ai l'impression de revenir 5ans en arrière,un espèce de psychotique compulsif décide que vous serez sa chose et votre vie se voit alors mise entre parenthèses.
Bien sur,on se (...)
- Pretextat.
- 19 Janvier 2008 à 14h09
- Organisation,introduction,recommençons.
Les bras m'en tombent.J'ai tellement de choses à penser et à faire que j'ai envie de me terrer au fond d'un garage à vélos.
Autosuggestion nous.
Si je veux partir au Canada je dois m'y prendre maintenant,refaire tous mes papiers,reprendre mon dossier et le ramener dans une autre école,faire de la paperasse et des putains de photos d'identité ou mes yeux, mes seins, et mes oreilles doivent etre symetriques,et puis quoi?
Remuer son cul sur Metric en essayant de trouver la chaussette qui fait la paire avec l'autre. L qui propose que j'aille (...)
- L'encyclopédie Lapin.
- 19 Décembre 2007 à 20h45
- Quand ça n'en vaut plus la peine.
Soirée glauque sur du Léo Ferré,mon chat aveugle se meurt,vivant dans la peur permanente d'une aggression quelconque.
Les autres dansent,de la salsa,ou que sais-je,je n'y connais rien en danse.Quel sens du rythme.
Rires.Applause.
Metro,liberté conditionnelle.Lorsqu'on atteint les limites de l'esprit,on y découvre des choses que l'on aurait osé imaginer.
J'ai besoin de silence et de nuit pour me calmer.
Une femme,une poupée à la main.Elle regarde le quai,puis s'avance vers un homme en fauteuil roulant.Le metro passe,renverse l'homme,personnage dont on (...)
